Nature Haute-Marne a participé le 19 janvier à la consultation publique concernant la « ré-autorisation » des néocotinoides.

Il existe des alternatives à l’emploi des néocotinoïdes !

Les néonicotinoïdes ont des effets délétères avérés inacceptables sur les insectes pollinisateurs et sur la biodiversité, sur la qualité des sols et de l’eau, et sur la santé humaine. Vingt ans d’études scientifiques l’ont prouvé et ont abouti à la décision de les interdire. Accepter la réautorisation des néonicotinoïdes encourage un modèle agricole à bout de souffle et conduit nos agriculteurs dans une impasse. C’est aussi en contradiction totale avec les alertes des scientifiques qui invitent à protéger davantage la biodiversité. Il y a urgence à mettre en place des politiques publiques efficaces de sauvegarde des pollinisateurs, nécessaires à 85 % des plantes cultivées en Europe.

Pendant 200 ans, la culture de la betterave a échappé aux viroses, par une approche empirique de l’agroécologie.

L’absence de haies et l’emploi systématique des pesticides, ont éliminé des systèmes agricoles, tous les prédateurs naturels des insectes parasites et ont favorisé l’apparition d’insectes résistants aux pesticides. Ceci rend la lutte contre les insectes prédateurs des cultures, toujours plus difficile, les néonicotinoïdes particulièrement dangereux pour les abeilles, n’échappent pas à ce constat.

1) Ces viroses sont favorisées par des paysages de grandes parcelles en monoculture sans abris pour la biodiversité, par  l’absence de rotation des cultures, et des traitements systématiques qui ont détruits les insectes auxiliaires depuis quelques décennies.

2) Les travaux scientifiques sur les alternatives, dont ceux de l’INRAE, fondés sur l’agroécologie sont systématiquement rejetés par les principaux acteurs de la filière agrochimique.

Les solutions alternatives au recours de ces produits dangereux existent et doivent être développées et soutenues. Les agriculteurs biologiques cultivent la betterave sans problème majeur. En dernier recours, des fonds d’urgence éco-conditionnés peuvent être débloqués durant la transition pour compenser d’éventuelles pertes et transformer les pratiques agricoles :

Favoriser la biodiversité avec la plantation de haies variées, abris d’insectes pollinisateurs et prédateurs des  insectes parasites. Cela nécessite de donner une plus grande place aux végétaux favorisant les coccinelles et les syrphes, qui réduisent fortement les populations de pucerons : bandes enherbées plus étendues, haies, arbres, mares.Les centres de ces grandes parcelles sont accessibles aux pucerons mais pas à leurs prédateurs ; Il faut donc prioritairement réduire la taille des champs et les entourer de nature« .

–  Mettre en pratique les techniques de l’agroécologie avec une formation des agriculteurs